Texte Libre

Lundi 20 avril 2009

                 C’est pour une seconde soirée que l’association Faut Qu’ça Bourges investit les lieux du 22 d’Auron afin de proposer, cette fois-ci, au public berruyer, un concert métal de qualité.

Ce sont alors les groupes Mindslaved, Lethal Unraveling, S-Core et Psykup qui se sont succédés sur les planches, face à un public connaisseur et enthousiaste.

 

              Les portes s’ouvrent à 20 heures et c’est devant une petite cinquantaine de personnes que les Mindslaved débutent leur show. Les jeunes tourrangeaux s’avancent alors débutatifs, face à cette petite foule, mais leur énergie et leur envie se fait ressentir ! Bien que ce petit groupe n’ait été créé qu’en 2006, ils ont enchaîné depuis ce temps là une quarantaine de concerts en première partie de groupes de renommée métalleuse (tels que Hacride, Ultra Vomit, H-Tray, Eradicate, Nine Eleven, Dislocation…)

Et c’est qui fait, ce soir là, sur scène, une petite différence ! Leur dynamisme est bel et bien présent (bien qu’encore un peu timide) leur jeu de scène également et leur effet post-hardcore ravi la salle, encore moyennement remplie. Le chanteur guttural, meneur de spectacle durant les quarante-cinq minutes de concert, chauffe au mieux la salle. Il affiche en tout cas, avec son quintette, des ambiances et une musique très « cérébrale » comme on a pu l’entendre dire, ce qui ne peut pas toujours plaire à tout le monde. La technique musicale contamine, malgré tout, la jeune formation tout au long de leur prestation, ce qui a été chaleureusement saluée par l’ensemble des présents.



                
Ce sont les berruyers de Lethal Unraveling qui s’attèlent alors à la tâche d’assurer le spectacle en deuxième position. Ils ont d’ailleurs maintenant l’habitude d’accompagner fréquemment Mindslaved sur quelques dates, bien qu’ici, ils soient sur leur propre territoire ! Et c’est devant un public un peu plus nombreux que le quatuor débute une presta’ que l’on sait d’avance ardante !

Leur métal hardcore, que l’on a pu admirer maintes et maintes fois dans notre chère ville, est de plus en plus efficace. La nouvelle chanteuse (qui se présente ici au public berruyer que pour la 3ème fois) nous propose encore un coffre impressionnant, qui avait déjà énormément plu aux habitués de Lethal lors du concert de Faut Qu’ça Bourges + Emmetrop le 10 octobre au Nadir ! Le jeune groupe nous montre une fois encore leur savoir faire, mentions à tous les musiciens qui savent se déchaîner comme on aime, et ils le font bien ! Leur technique est à saluer également et leur présence scénique, avec une telle chanteuse, est largement admirable. C’est la rythmique, le groove et la violence des passages qui font de cette formation une formation efficace et dont le métal résonnera encore longtemps sur Bourges.

 

                  
                Et le troisième groupe enchaîne en trombe à 22h : S-Core est dans la place. Les alsaciens se présentent en musique, de la musique massive dirais-je même. Ils tapent effectivement dans un hardcore brut (même parfois sommaire) et cela fait du bien !

Bâtis comme des bûcherons, ces strasbourgeois assurent le spectacle, entre headbangs et acclamations, la salle, un peu plus remplie, en demande volontiers. La « set list » de leur nouvel opus « Gust of Rage » plait aux amoureux de la brutalité et leurs 11 années d’expérience expliquent la vitalité scénique que S-Core sait montrer. Leurs riffs contentent d’ailleurs tout métalleux et certains morceaux satisfont les coreux. Ils suivent leur logique de puissance (qui pourrait parfois être difficile à suivre), marquée par une basse vrombissante et un batteur qui sait marquer de grands coups !

Bien qu’à la base, ils ne collaient pas avec les autres groupes de l’affiche, surtout de part leur différence de style , les applaudissements ont éclatés au sein du public berruyer. Le groupe a même profité de cette ambiance du tonnerre pour reprendre « Roots » de Sepultura, suivis par une foule ravie.

 




               C’est alors le dernier groupe (et pas des moindres) qui s’avance sur les planches face aux 200 spectateurs qui remplissent la fosse. Psykup, made in Toulouse, a fait du chemin, et ne nous fions pas à l’apparence de ces 5 artistes! Car sur scène, c’est un déferlement sonore qui s'étale face à nous. La signature Psykup s’attaque à une palette de morceaux de taille, du death, jazz, au métal, et ils arrivent à communiquer parfaitement leur vivacité et leur aisance au public.

 Les deux voix (Mika et Ju) s’accordent à merveille, leurs envolées vocales ne font que chauffer encore plus une salle à bloc et leurs interventions humoristiques teintent allégrement ce set de folie. Les morceaux s'enchaînent, la salle s'enflamme et c'est un vrai spectacle que nous offre le groupe! La set list n’a d’ailleurs pas tellement fait la promotion du dernier album (mais plutôt de L’ombre et la proie, d'après les connaisseurs) mais « Color Me Blood Red », nouveau morceau sensationnel de ces Toulousains, a mis fin le feu à cette fin de prestation !

 

Set list du show : Your vision – Love Is Dead – My Toy My Satan – Do It Yourself – Birdy – Rock'n'roll Assistance – Libido – Rappel : To Be (tray) – Color Me Blood Red



Report : Djud
Photos : Marion Chevreau / Nicolas Duplaix
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Dimanche 1 mars 2009
Par Faut qu'ça bourges Webzine - Publié dans : Interviews et vidéos
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Mardi 10 février 2009
(AVERTISSEMENT : ce compte-rendu a été écrit par un fan convaincu. Nous vous invitons à exercer votre esprit critique en vous faisant votre propre opinion le 21 février au 22 d’Auron)


Après un trajet plein de rebondissements, nous sommes déposés à 1 mètre de la porte par notre taxi. Trois fumeurs devant, peu de monde dedans : soit on a bien fait d’arriver tôt car on est dans les premiers, soit il n’y aura pas foule…

Finalement le hall d’entrée se remplit peu à peu avant 20H30, quand les portes de l’auditorium s’ouvrent. Nous découvrons une belle salle ornée de rouge du tapis aux sièges, et disposant d’une belle et large scène. Nous pensons alors que depuis le troisième rang nous devrions pouvoir profiter allègrement des débats, et nous y installons.

Tandis que le public continue de s’installer sur de bien confortables sièges, arrive la première partie, un groupe tourangeau du nom de SALGAMOS (www.myspace.com/salgamos). Une première chanson que je qualifierai… introductive. 2 voix féminine et masculine, deux guitares, une basse, un clavier, une batterie/percus, un sax, qui proposent des sonorités… alternatives je dirais, tellement je peine à trouver un qualificatif approprié ^^’

La voix féminine nous semble (trop) en décalage avec la musique (rock/pop), des ruptures de rythmes parfois trop marquées à mon goût, quelques transitions douteuses (« Vous êtes chauds pour Debout sur le Zinc ?? Ok !! Allez on va vous faire une chanson sur l’esclavage »). Vous l’aurez compris, pas franchement emballés, nous attendons patiemment la suite tout en continuant à applaudir respectueusement comme il se doit, le groupe que nous avons sous les yeux.

Après un petit « Salgamos para la nocheeeeeeeeee » pas si petit que ça, la troupe laisse la place aux techniciens avant d’accueillir le groupe tant attendu.

Et enfin les premières notes résonnent devant la scène : l’accordéon ouvre « En attendant le pire » du dernier album, bientôt rejoint par la trompette puis la clarinette. Quelques dizaines de secondes plus tard la batterie vient se greffer à l’ensemble en compagnie de la contrebasse et de la mandole.



Simon abaisse alors sa trompette, s’empare du micro pour entamer cette douce ballade ô combien émouvante à mes yeux. Premières notes et premiers frissons donc, en ce qui me concerne. Le groupe se met ensuite toute la salle dans la poche en lui délivrant « Les mots d’amour ». La petite larmichette ne tarde pas, l’émotion est déjà à son comble, le show est bel et bien lancé !



La salle est toujours largement assise quand Simon nous invite à nous lever pour le rejoindre devant la scène « Ça tombe bien la prochaine chanson s’appelle Rester Debout ! » sous les acclamations d’un public qui semblait n’attendre que ce signal.



La chanson d’ouverture du nouvel album « J’ai » permet au public de donner un peu de la voix à la demande de son violoniste/trompettiste/chanteur préféré, avant que ce dernier ne tente vainement de calmer les ardeurs par une chanson pour enfants bien calée au milieu du set, « Poil aux yeux ».



S’enchaîneront plusieurs titres, tantôt issus de l’album récemment sorti et par conséquent plutôt inconnus de la salle, tantôt plus classiques et repris en chœur par une foule de fans aux anges (« Elle »« Si l’idée nous enchante », …). Après une chorégraphie surprenante mais ô combien efficace, Simon enchaine sur une chanson qu’il présente comme « le Thriller de Debout sur le Zinc » : « les Moutons » sont alors accueillis chaleureusement par une ambiance à son paroxysme !



Un rappel mettra fin au spectacle (puisqu’il en faut bien une, et bon, au bout de deux heures ils peuvent bien se le permettre), qui se conclura dans une magnifique communion entre le public et les musiciens, dans une atmosphère enivrante à souhait. Finalement tous seront contraints bon gré mal gré de regagner leurs pénates, des sons plein la tête et le sourire aux lèvres, heureux d’avoir pu assister à une prestation de haute volée.


Si l’on devait (essayer) de résumer un concert de DSLZ, c’est quoi ?
- Plusieurs voix enchanteresses et envoutantes ;
- Un violoniste/chanteur/trompettiste au sourire contagieux ;
- Des mélodies tantôt mélancoliques, tantôt enflammées, mais toujours entrainantes ;
- Une trompette bien cuivrée (quand même) ;
- Des tubes reconnus et d’autres qui ne demandent qu’à le devenir ;
- De la poésie en chansons ;
- 2 types de public :
- Une part de fans qui ressortent comblés ;
- Une part de novices qui ressortent… envoûtés !


Vous en doutez ? Vérifiez par vous-même !

Faut qu’ça BouRges vous propose le Samedi 21 février
Bab’Art + Emzel Café + DEBOUT SUR LE ZINC
Au 22 d’Auron à Bourges - 13 euros

Myspace Debout sur le zinc

Report : Sebastien Ledoux
Photos : Anne ALLAIRE
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Dimanche 8 février 2009

 

C’est dans une ambiance intimiste et chaleureuse que les deux groupes se sont présentés, eux et leur musique, face à un public parsemé mais bien présent. Le rock fait bouger, chanter, et n’est pas à oublier :  la soirée rock en couleurs se raconte. Un moment fort en découvertes grâce à The Duvals et La Jarry.


The Duvals, c’est une guitare et une voix qui s’avancent face au public. Les deux frères se présentent en musique devant un public timide en pleine exploration. Ils exposent alors sans attendre et sans pudeur leurs compositions rocks de qualité. Ils se confondent en remerciements, plaisantent et déversent en quelques minutes un flow surprenant et bien plus qu’apréciable. 

L’énergie du duo enflamme la salle, leur jeu de scène fait sourire et les deux jeunes hommes se lancent corps et âmes dans ce qu’ils font de très bien : l’électro-rock. Le bassiste et le guitariste étant absents, ce sont des morceaux électroniques de leur propre composition qu'ils nous proposent ce soir. Les samplers sont efficaces et le public, qui s’amasse de plus en plus face au groupe, participe au show en applaudissant. 


 

Puis, alors que la tension montait progresivement depuis le début du set, le groupe opére un virage total d'ambiance; changement de lumières, passant du rouge rock au vert psyché. L’univers bascule et la voix claire et langoureuse nous emporte à nouveau.

 

C’est avec une reprise électro de Nirvana que The Duvals continuent le spectacle. Une reprise particulièrement bien agencé par les deux frères qui sera d'une efficacité impressionante ! Les deux frères achèveront leur prestation sur deux airs entraînants, deux morceaux dansants et dansés : c’est du rock ! Le public sera, en cette fin de set, plus que motivé, définitivement happé par la qualité vocale et musicale de ce groupe plein de talent.


Après un entracte de quelques minutes, le groupe orléanais La Jarry prend place sur la scène du 22 et entame sa prestation détonante. La voix est claire, juste, les paroles (en Français) sont engagées et le quatuor semble motivé. Tout comme le public qui remue les lèvres dés le second morceau à l'unisson avec le chanteur, Benoît Pourtau.



Une jeune femme fait alors son apparition au milieu du set, élégamment vêtue, sous les applaudissements des spectateurs, de plus en plus nombreux. Le chanteur la présente en tant qu’Alix Dols, et c’est le duo « Promesses » qui se déroule sous nos yeux. La voix suave d’Alix est alors en accord avec la basse tandis que la voix claire de Benoît rythme ce duo charmant.

 

Et ça reprend de plus belle au morceau suivant, le premier rang commence à se bousculer et la chanson « Mea Culpa », encore plus joviale, est reprise en chœur par le public. Une banderole est même dressée : « On sera toujours là, Liverpool », en référence à leur dernier album. « Liverpool » achevera d’ailleurs la prestation du quatuor, accompagné par un premier rang sur ressorts. Un rappel de deux chansons sera offert au public, avec un chanteur qui s’attellera à l’harmonica avec brio et sans vague.


 

Myspace The duvals

Site La Jarry

    


Report : Pajon Julie

Photos : Cougoule Arnaud


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Mardi 27 janvier 2009
Interview de Macadam:




Alors tout d'abord, le groupe Macadam, il est né comment ?

En fait, en mai 2007, Bastien et Pierre se sont retrouvés côte à côte pour une répetition de leur choeur lycéen (rires) et tous deux cherchaient à jouer et à monter un groupe. Les autres membres furent vite trouvés, Joffrey à la guitare et Marius à la batterie. On avaient tous plus ou moins déjà jouer ensemble. Et depuis 3 mois, Simon a rejoint le groupe après le départ de Marius.

Et le nom, comment cela vous est-il venu ?

C’est un peu vague en fait. On ne voulait pas d'un nom composé comme
the machin chose comme on en voit beaucoup. On voulait un seul mot facile à retenir.  Et puis macadam évoque la ville, le milieu de la rue, le chemin de la vie qui est un
théme récurent dans nos chansons.

Comment définiriez vous, avec vos propres mots, votre musique?

On a beaucoup de mal à définir notre son, parce qu'on aime pas vraiment les étiquettes et à vrai dire on s'en fiche. On dit « oui on fait du rock » mais bon c'est au sens large du terme.
Et bien que l'on reconnaisse des tendances Téléphone, avez-vous d'autres grandes influences musicales?
Pour les influences c'est très varié: beaucoup de rock anglais comme les Stones, les Beatles, Franz Ferdinand, Pink floyd ; et d'autres genres : les Red Hot, les Doors, RATM, Higelin, Gainsbourg...il en manque au moins 500!
Pour Téléphone c'est vrai que ça doit se ressentir mais on chante en français et c'est sûrement pour ça!

On sait que Bourges possède beaucoup de groupes de métal et le dub est à la mode, votre style de musique est-il bien accueilli parmi tout cela?

Et bien jusque la nos concerts sur Bourges ont toujours ramenés pas mal de monde et se sont toujours bien passé hormis une interruption par les forces de l'ordre (rires). C'est vrai que le métal et le Dub sont des styles qui dominent dans cette ville mais il y a aussi un public Rock ou de curieux, en majorité la nouvelle génération de lycéens.

Vous avez déjà fait plusieurs concerts sur Bourges et ses alentours, mais avez-vous désormais des envies plus grandes?

On compte bien voyagés cette année oui. Nous sommes en train de boucler quelques dates pour Février/Mars dont une seule a Bourges! (rires). On va partir à Montargis, puis à Briançon et à Montgenèvre dans les Alpes!
D'autres dates vont venir, sûrement à Orléans, Blois, Clermont et Paris. Donc oui nos ambitions se tournent maintenant vers d'autres régions!
Il y aura aussi peut être une petite tournée d'été du côté atlantique en commençant par les Francofolies de La rochelle.

Je me souviens que vous aviez mis vos titres en libre téléchargement sur internet il y a quelques temps, quelles ont été les retombées?

Myspace est une chance formidable pour les musiciens de partager leur musique et comme beaucoup nous en avons profité. Et en effet les titres de notre première maquette sont en téléchargement gratuit, on arrive donc à voir des gens avec notre musique sur leur Ipod et qui connaissent notre son. Ca fait vraiment plaisir. L'important est que notre musique soit diffusée et accessible.

Quant est-t'il de votre actualité? Bientôt de nouveaux concerts? Un album?


Nous venons de terminer l'enregistrement de notre premier EP 5 titres au studio de nos potes de Konvers. La sortie est prévue pour notre concert du 14 février à l'occasion de l'anniversaire du forum Faut q'ca Bourges. Il est clair qu'il s'en suivra donc pas mal de concerts. On partira sur les routes avec notre bébé pour le défendre en live!


Myspace Macadam

Interview réalisé par Djud
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