Interview de "Gaïa"
Bonjour, alors tout d'abord pourriez-vous nous faire un petit historique du groupe ?
C'est en 2003 que le groupe se forme au complet, et c'est uniquement avec cette formation là, composée d'un batteur, d'un bassiste, d'un guitariste, d'un chanteur et d'une violoniste, que nous avons commencé à créer des compositions et à avoir un réel projet musical.
Vous faîtes ce que vous définissez comme de l'hybride fusion, qu'est ce que cela veut dire ?
Tout d'abord, la fusion c'est le mélange des genres : métal, électro, dub, ethnic...et comme,malgré cela, on peinait toujours à qualifier le résultat, on s'est dit que c'était de la fusion de fusion. Donc le terme hybride Fusion c'est uniquement pour éviter une redondance ! Le but est vraiment de mélanger les styles, non pas seulement sur l'ensemble de nos compositions, mais dans les morceaux eux mêmes. Malgré une dominante métal, chacun d'entre nous a des influences particulières et elles se retranscrivent naturellement dans notre musique.
Pour nous parler de ces influences, vous pouvez nous citer quelques artistes, ou courants importants pour vous ?
On n'aime pas citer des artistes car cela est vite réducteur et, de plus, rarement commun à chacun de nous.
Parlons un peu des textes, souvent engagés, en tout cas toujours recherchés, d'où vient votre inspiration ?
J-M (chanteur): En fait cela vient comme ça, je n'ai pas besoin de réfléchir. je ne trouve pas les textes si poussés que ça, ils se cantonnent à observer ce qu'il se passe dans la vie de tous les jours, ce qui me marque, l'évolution des gens et de la société.
Mathieu ( guitariste) : Il faut dire qu'il est un peu pertubé aussi, il a besoin de s'exprimer comme tous les artistes (rires).
Vous faîtes moins de concert qu'auparavant, alors que vous avez sorti un maxi il y a quelques mois. Pourquoi n'en avoir pas profité pour faire une tournée ?
C'est loin d'être un choix ! on démarche beaucoup de concerts en dehors de Bourges mais en général on ne rentre pas dans la case, ce qu'on trouve un peu paradoxal, car vu notre panel de sonorités on serait justement à même de correspondre à de nombreux styles. Il faut attendre, on va être patient !
Pouvez vous d'ailleurs nous parler de ce maxi, qui est sorti presque 4 ans après vos premiers concerts.
Si ça a été long c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord les moyens. On ne voulait pas d'une qualité médiocre et très vite cela coûte cher. Avant on avait déjà une démo de trois titres, qui n'a pas du tout été commercialisée, c'était juste un support pour démarcher les organisateurs. Ensuite, durant l'enregistrement même, on a eu plusieurs problèmes techniques qui nous ont forcé à repousser la finalisation. Mais dans l'ensemble l'attente valait le coup, on est assez satisfait du résultat final!
Vous avez des projets pour l'avenir du groupe ?
On commence à développer de nouvelles compos pour un futur album. On va expérimenter tout ça dans un nouveau set qu'on a voulu le plus cohérent possible. Mais on ne s'avance pas sur la date de sortie cette fois-ci.
Interview également disponible dans le mensuel "Koikispass-Bourges" numéro 11
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