Reports Concert et Festivals en Région Centre

Mardi 10 février 2009
(AVERTISSEMENT : ce compte-rendu a été écrit par un fan convaincu. Nous vous invitons à exercer votre esprit critique en vous faisant votre propre opinion le 21 février au 22 d’Auron)


Après un trajet plein de rebondissements, nous sommes déposés à 1 mètre de la porte par notre taxi. Trois fumeurs devant, peu de monde dedans : soit on a bien fait d’arriver tôt car on est dans les premiers, soit il n’y aura pas foule…

Finalement le hall d’entrée se remplit peu à peu avant 20H30, quand les portes de l’auditorium s’ouvrent. Nous découvrons une belle salle ornée de rouge du tapis aux sièges, et disposant d’une belle et large scène. Nous pensons alors que depuis le troisième rang nous devrions pouvoir profiter allègrement des débats, et nous y installons.

Tandis que le public continue de s’installer sur de bien confortables sièges, arrive la première partie, un groupe tourangeau du nom de SALGAMOS (www.myspace.com/salgamos). Une première chanson que je qualifierai… introductive. 2 voix féminine et masculine, deux guitares, une basse, un clavier, une batterie/percus, un sax, qui proposent des sonorités… alternatives je dirais, tellement je peine à trouver un qualificatif approprié ^^’

La voix féminine nous semble (trop) en décalage avec la musique (rock/pop), des ruptures de rythmes parfois trop marquées à mon goût, quelques transitions douteuses (« Vous êtes chauds pour Debout sur le Zinc ?? Ok !! Allez on va vous faire une chanson sur l’esclavage »). Vous l’aurez compris, pas franchement emballés, nous attendons patiemment la suite tout en continuant à applaudir respectueusement comme il se doit, le groupe que nous avons sous les yeux.

Après un petit « Salgamos para la nocheeeeeeeeee » pas si petit que ça, la troupe laisse la place aux techniciens avant d’accueillir le groupe tant attendu.

Et enfin les premières notes résonnent devant la scène : l’accordéon ouvre « En attendant le pire » du dernier album, bientôt rejoint par la trompette puis la clarinette. Quelques dizaines de secondes plus tard la batterie vient se greffer à l’ensemble en compagnie de la contrebasse et de la mandole.



Simon abaisse alors sa trompette, s’empare du micro pour entamer cette douce ballade ô combien émouvante à mes yeux. Premières notes et premiers frissons donc, en ce qui me concerne. Le groupe se met ensuite toute la salle dans la poche en lui délivrant « Les mots d’amour ». La petite larmichette ne tarde pas, l’émotion est déjà à son comble, le show est bel et bien lancé !



La salle est toujours largement assise quand Simon nous invite à nous lever pour le rejoindre devant la scène « Ça tombe bien la prochaine chanson s’appelle Rester Debout ! » sous les acclamations d’un public qui semblait n’attendre que ce signal.



La chanson d’ouverture du nouvel album « J’ai » permet au public de donner un peu de la voix à la demande de son violoniste/trompettiste/chanteur préféré, avant que ce dernier ne tente vainement de calmer les ardeurs par une chanson pour enfants bien calée au milieu du set, « Poil aux yeux ».



S’enchaîneront plusieurs titres, tantôt issus de l’album récemment sorti et par conséquent plutôt inconnus de la salle, tantôt plus classiques et repris en chœur par une foule de fans aux anges (« Elle »« Si l’idée nous enchante », …). Après une chorégraphie surprenante mais ô combien efficace, Simon enchaine sur une chanson qu’il présente comme « le Thriller de Debout sur le Zinc » : « les Moutons » sont alors accueillis chaleureusement par une ambiance à son paroxysme !



Un rappel mettra fin au spectacle (puisqu’il en faut bien une, et bon, au bout de deux heures ils peuvent bien se le permettre), qui se conclura dans une magnifique communion entre le public et les musiciens, dans une atmosphère enivrante à souhait. Finalement tous seront contraints bon gré mal gré de regagner leurs pénates, des sons plein la tête et le sourire aux lèvres, heureux d’avoir pu assister à une prestation de haute volée.


Si l’on devait (essayer) de résumer un concert de DSLZ, c’est quoi ?
- Plusieurs voix enchanteresses et envoutantes ;
- Un violoniste/chanteur/trompettiste au sourire contagieux ;
- Des mélodies tantôt mélancoliques, tantôt enflammées, mais toujours entrainantes ;
- Une trompette bien cuivrée (quand même) ;
- Des tubes reconnus et d’autres qui ne demandent qu’à le devenir ;
- De la poésie en chansons ;
- 2 types de public :
- Une part de fans qui ressortent comblés ;
- Une part de novices qui ressortent… envoûtés !


Vous en doutez ? Vérifiez par vous-même !

Faut qu’ça BouRges vous propose le Samedi 21 février
Bab’Art + Emzel Café + DEBOUT SUR LE ZINC
Au 22 d’Auron à Bourges - 13 euros

Myspace Debout sur le zinc

Report : Sebastien Ledoux
Photos : Anne ALLAIRE
Par Faut qu'ça bourges Webzine
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Dimanche 8 février 2009

 

C’est dans une ambiance intimiste et chaleureuse que les deux groupes se sont présentés, eux et leur musique, face à un public parsemé mais bien présent. Le rock fait bouger, chanter, et n’est pas à oublier :  la soirée rock en couleurs se raconte. Un moment fort en découvertes grâce à The Duvals et La Jarry.


The Duvals, c’est une guitare et une voix qui s’avancent face au public. Les deux frères se présentent en musique devant un public timide en pleine exploration. Ils exposent alors sans attendre et sans pudeur leurs compositions rocks de qualité. Ils se confondent en remerciements, plaisantent et déversent en quelques minutes un flow surprenant et bien plus qu’apréciable. 

L’énergie du duo enflamme la salle, leur jeu de scène fait sourire et les deux jeunes hommes se lancent corps et âmes dans ce qu’ils font de très bien : l’électro-rock. Le bassiste et le guitariste étant absents, ce sont des morceaux électroniques de leur propre composition qu'ils nous proposent ce soir. Les samplers sont efficaces et le public, qui s’amasse de plus en plus face au groupe, participe au show en applaudissant. 


 

Puis, alors que la tension montait progresivement depuis le début du set, le groupe opére un virage total d'ambiance; changement de lumières, passant du rouge rock au vert psyché. L’univers bascule et la voix claire et langoureuse nous emporte à nouveau.

 

C’est avec une reprise électro de Nirvana que The Duvals continuent le spectacle. Une reprise particulièrement bien agencé par les deux frères qui sera d'une efficacité impressionante ! Les deux frères achèveront leur prestation sur deux airs entraînants, deux morceaux dansants et dansés : c’est du rock ! Le public sera, en cette fin de set, plus que motivé, définitivement happé par la qualité vocale et musicale de ce groupe plein de talent.


Après un entracte de quelques minutes, le groupe orléanais La Jarry prend place sur la scène du 22 et entame sa prestation détonante. La voix est claire, juste, les paroles (en Français) sont engagées et le quatuor semble motivé. Tout comme le public qui remue les lèvres dés le second morceau à l'unisson avec le chanteur, Benoît Pourtau.



Une jeune femme fait alors son apparition au milieu du set, élégamment vêtue, sous les applaudissements des spectateurs, de plus en plus nombreux. Le chanteur la présente en tant qu’Alix Dols, et c’est le duo « Promesses » qui se déroule sous nos yeux. La voix suave d’Alix est alors en accord avec la basse tandis que la voix claire de Benoît rythme ce duo charmant.

 

Et ça reprend de plus belle au morceau suivant, le premier rang commence à se bousculer et la chanson « Mea Culpa », encore plus joviale, est reprise en chœur par le public. Une banderole est même dressée : « On sera toujours là, Liverpool », en référence à leur dernier album. « Liverpool » achevera d’ailleurs la prestation du quatuor, accompagné par un premier rang sur ressorts. Un rappel de deux chansons sera offert au public, avec un chanteur qui s’attellera à l’harmonica avec brio et sans vague.


 

Myspace The duvals

Site La Jarry

    


Report : Pajon Julie

Photos : Cougoule Arnaud


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Jeudi 6 novembre 2008

Concert d'Ez3kiel au Nadir à Bourges (18)


Emmetrop c’est récemment doté d’une nouvelle salle toute belle, toute neuve. Après une soirée d’inauguration le lundi 22 septembre, Ez3kiel était le premier concert à être programmé dans cette salle. Un concert fort en émotion et en signification donc, puisque ce groupe électro de Tours qui est désormais connu sur le plan international, à fait ses premiers pas en dehors de leur ville grâce à l’association Emmetrop.

Le nouvelle salle est assez petite (un peu plus de 350 places), c’est donc un concert assez intimiste qui se profil, bien loin de l’envergure de leur concert au Palais D’auron durant le Printemps de Bourges 2008. Pas de première partie (mais en revanche un Dj local qui clôturera la soirée après le set d’Ez3kiel, à savoir Shake One) on entre directement dans le vif du sujet.
Le groupe est composé de quatre musiciens. Un bassiste à la carrure impressionnante nommé Yann, deux batteurs dont l’un s’occupe également de gérer une machine ainsi que divers autres instruments. Et enfin un guitariste s’occupant également aux machines. A savoir que le bassiste est également le graphiste du groupe, et dieu sait si l’ambiance visuelle dans Ez3kiel est travaillé et fait partie in


On commence doucement dans le concert, avec Adamantium, piste d’ouverture de leur dernier album Battlefield. Cela dit, ce concert n’est pas purement promotionnel pour la sortie de cet album, car beaucoup d’ancienne compos nous seront servis, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure. Rentrer complétement dans l’univers musical d’Ezekiel n’est pas aisé, c’est seulement après une petite dizaine de minutes de concert que je me laisse emporter par les sonorités lentes et lourdes de How Do You Sleep. Les musiciens achèvent de nous enlever loin de la salle avec Xebece, morceau plus onirique de leur précdent album : Naphtaline. Tout cela est aidé par la projection de vidéos derrière les musiciens. On reconnaît les icônes récurrentes de l’univers d’Ezekiel. Puis d’un coup l’ambiance change du tout au tout, le doux rêve dans lequel on est emporté disparaît : plus d’image à l’écran, plus d’éclairage, un unique stroboscope martèle à un rythme infernal ses flashs de lumières froide, la musique se distord, s’accélèrent et s’acharnent dans une masse saturée de bruit sans réel cohésion : c’est l’anarchie au pays des mirages. Puis, tout s’éteint d’un seul coup, c’était la minute et demi de Firedamp.


Le spectacle continue, alternant les morceaux électro planants de leurs anciens albums et les nouvelles compos se rapprochant plus du post rock. Le spectacle est constant, outre les visuels magnifiquement travaillés, les musiciens semblent possédés par leur musique, voir par leur instrument quand dans des montées musicales particulièrement puissantes ils se jettent sur leurs machines, manquant de les faire tomber, pour mieux faire corps avec elles.
Enfin, c’est le moment tant attendu. Le bassiste s’éclipse doucement sur le côté de la scène et réapparaît sous les applaudissements accompagné d’une grande sphère transparente. Un immense sourire aux lèvres, il entreprend de nous expliquer le concept de cet objet créer sur mesure par le groupe. A chaque contact avec la paroi de la sphère, une note se produit. Il l’a fait rebondir plusieurs fois sur la scène pour que tout le monde saisissent, puis la jettent dans la foule. Alors, chaque spectateur semble retourner en enfance. Tout le monde veut toucher cette boule magique. Elle volette de çi de là partout dans la salle, déversant soigneusement son cocktail de notes. Cet exercice reste tout de même risqué, car la sphère pèse son poids et alors qu’elle était retournée malencontreusement sur la scène, le bassiste décocha un formidable coup de pied du gauche pour la renvoyer vers le public. Manque de pot, le shoot dégomma précisément ma photographe qui prenait innocemment quelques clichés à côté de moi. Heureusement, plus de peur que de mal, et après les excuses et sourires gênés du bassiste, je la retrouvais bien vivante.


Dans la série innovations technologiques musicales et visuelles particulières à Ezekiel, je voudrais vous présenter également le duel des batteurs. Derrière eux, sur l’écran, des bras mécaniques tapent sur des petits rond qui correspondent à un son particulier. Ces bras s’active à chaque fois qu’un des batteurs produit un son. Au début, les deux musiciens se jaugent, se répondent. Mais très vite, l’ambiance s’échauffe et chacun veut augmenter le rythme et le niveau. Sur l’écran, les bras mécaniques ce double, se triple, sont multiple et s’affolent dans tout les sens, retraduisant le côté physique du combat de manière saisissante.


Le concert est donc un franc succès, d’un niveau bien supérieur à celui du printemps de Bourges. Nous aurons même le droit à un rappel, avec entre autres l’un de leur morceau les plus connu : Versus. Il y est fait le débat par simple mot évocateur du bien et du mal perpétué par l’histoire humaine. Des mots comme « Guernica », « Nuclear », trouve écho avec « Spirituy », « Gandhi »…

Un moment vraiment très intense, tout le public porter par la rythmique exceptionnelle de ce morceau. Il n’est pas dit à la fin qui l’emporte : le bien ou le mal ? Le jugement de l’espèce humaine nous appartient, mais ce qui est certains c’est que durant cette heure et demi, Ezekiel ont réussis à nous faire oublier le mal pour nous montrer le beau.

myspace Ez3kiel

report : Enzo
photos : Marion

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