Après un trajet plein de rebondissements, nous sommes déposés à 1 mètre de la porte par notre taxi. Trois fumeurs devant, peu de monde dedans : soit on a bien fait d’arriver tôt car on est dans les premiers, soit il n’y aura pas foule…
Finalement le hall d’entrée se remplit peu à peu avant 20H30, quand les portes de l’auditorium s’ouvrent. Nous découvrons une belle salle ornée de rouge du tapis aux sièges, et disposant d’une belle et large scène. Nous pensons alors que depuis le troisième rang nous devrions pouvoir profiter allègrement des débats, et nous y installons.
Tandis que le public continue de s’installer sur de bien confortables sièges, arrive la première partie, un groupe tourangeau du nom de SALGAMOS (www.myspace.com/salgamos)
La voix féminine nous semble (trop) en décalage avec la musique (rock/pop), des ruptures de rythmes parfois trop marquées à mon goût, quelques transitions douteuses (« Vous êtes chauds pour Debout sur le Zinc ?? Ok !! Allez on va vous faire une chanson sur l’esclavage »). Vous l’aurez compris, pas franchement emballés, nous attendons patiemment la suite tout en continuant à applaudir respectueusement comme il se doit, le groupe que nous avons sous les yeux.
Après un petit « Salgamos para la nocheeeeeeeeee » pas si petit que ça, la troupe laisse la place aux techniciens avant d’accueillir le groupe tant attendu.
Et enfin les premières notes résonnent devant la scène : l’accordéon ouvre « En attendant le pire » du dernier album, bientôt rejoint par la trompette puis la clarinette. Quelques dizaines de secondes plus tard la batterie vient se greffer à l’ensemble en compagnie de la contrebasse et de la mandole.
Simon abaisse alors sa trompette, s’empare du micro pour entamer cette douce ballade ô combien émouvante à mes yeux. Premières notes et premiers frissons donc, en ce qui me concerne. Le groupe se met ensuite toute la salle dans la poche en lui délivrant « Les mots d’amour ». La petite larmichette ne tarde pas, l’émotion est déjà à son comble, le show est bel et bien lancé !
La salle est toujours largement assise quand Simon nous invite à nous lever pour le rejoindre devant la scène « Ça tombe bien la prochaine chanson s’appelle Rester Debout ! » sous les acclamations d’un public qui semblait n’attendre que ce signal.
La chanson d’ouverture du nouvel album « J’ai » permet au public de donner un peu de la voix à la demande de son violoniste/trompettiste/ch
S’enchaîneront plusieurs titres, tantôt issus de l’album récemment sorti et par conséquent plutôt inconnus de la salle, tantôt plus classiques et repris en chœur par une foule de fans aux anges (« Elle », « Si l’idée nous enchante », …). Après une chorégraphie surprenante mais ô combien efficace, Simon enchaine sur une chanson qu’il présente comme « le Thriller de Debout sur le Zinc » : « les Moutons » sont alors accueillis chaleureusement par une ambiance à son paroxysme !
Un rappel mettra fin au spectacle (puisqu’il en faut bien une, et bon, au bout de deux heures ils peuvent bien se le permettre), qui se conclura dans une magnifique communion entre le public et les musiciens, dans une atmosphère enivrante à souhait. Finalement tous seront contraints bon gré mal gré de regagner leurs pénates, des sons plein la tête et le sourire aux lèvres, heureux d’avoir pu assister à une prestation de haute volée.
Si l’on devait (essayer) de résumer un concert de DSLZ, c’est quoi ?
- Plusieurs voix enchanteresses et envoutantes ;
- Un violoniste/chanteur/trompe
- Des mélodies tantôt mélancoliques, tantôt enflammées, mais toujours entrainantes ;
- Une trompette bien cuivrée (quand même) ;
- Des tubes reconnus et d’autres qui ne demandent qu’à le devenir ;
- De la poésie en chansons ;
- 2 types de public :
- Une part de fans qui ressortent comblés ;
- Une part de novices qui ressortent… envoûtés !
Vous en doutez ? Vérifiez par vous-même !
Faut qu’ça BouRges vous propose le Samedi 21 février
Bab’Art + Emzel Café + DEBOUT SUR LE ZINC
Au 22 d’Auron à Bourges - 13 euros
Myspace Debout sur le zinc
Report : Sebastien Ledoux
Photos : Anne ALLAIRE